RDC : l'intervention ougandaise, nouveau casse-tête pour Tshisekedi

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Félix Tshisekedi, président de la RD Congo, ici à Bruxelles, le 19 septembre 2019. © Frederic Sierakowski/SIPA

Déclenchée le 30 novembre, l’opération conjointe de son pays avec l’Ouganda constitue un pari risqué pour le président congolais, sur le plan intérieur comme sur le plan régional.

L’information est presque passée inaperçue. Dans l’après-midi du 30 novembre, le Parlement congolais a prorogé pour la treizième fois l’état de siège dans le Nord-Kivu et l’Ituri. Et, pendant que les 287 députés présents ce jour-là au Palais du peuple votaient cet énième renouvellement, les premières troupes ougandaises pénétraient dans ces deux provinces.

Plus tôt dans la journée, l’armée ougandaise (UPDF) avait annoncé que des opérations aériennes conjointes étaient en cours. Les bombardements ont notamment visé des localités du territoire de Beni, dans le Nord-Kivu, où sont situés des camps des Allied Democratic Forces (ADF). Aucun bilan précis n’a pour le moment été fourni.

Confusion

L’offensive conjointe de la RDC et de l’Ouganda, baptisée Shujja (« celui qui est fort », en swahili), a fait l’objet de discussions ces dernières semaines. Elle constitue, six mois après l’instauration de l’état de siège – dont le bilan est jusque-là mitigé –, un nouveau rebondissement dans la politique sécuritaire que Félix Tshisekedi mène dans l’Est de son pays.

Il n’y a pas de troupes ougandaises sur notre sol, avait assuré le ministre de la Communication


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