Néhémie Mwilanya, député national du FCC © John Bompengo
Il était un des hommes clés du pouvoir de Joseph Kabila. Alors que le Front commun pour le Congo (FCC) tente de se relever, son ancien coordonnateur défend l’alliance de circonstance avec Lamuka et, à deux ans de la présidentielle, entretient le doute quant aux intentions de l’ex-président.
Après plusieurs mois au cours desquels, relégué dans l’opposition, il a semblé sonné et apathique, le camp de Joseph Kabila tente aujourd’hui d’organiser la riposte. Sur le terrain, pour contester le processus électoral, il s’est allié à Lamuka, la coalition emmenée par Martin Fayulu et Adolphe Muzito, qui l’a pourtant combattu. Mais en interne la remise à plat des structures, l’éventuelle nomination de nouveaux animateurs et la clarification du futur rôle de Joseph Kabila traînent. Installé dans son bureau à Kinshasa, Néhémie Mwilanya Wilondja, ex-coordonnateur d’un Front commun pour le Congo (FCC) en quête de relance, s’est confié à Jeune Afrique.
Jeune Afrique : Pourquoi le FCC a-t-il fait le choix d’intégrer le Bloc patriotique avec Lamuka ?
Néhémie Mwilanya : Le pays va mal, c’est une évidence. Si l’on prend la situation que Joseph Kabila a laissée le 24 janvier 2019, sur tous les plans, qu’il s’agisse de la politique, de l’économie ou du social, on constate qu’il y a une véritable fracture. Aujourd’hui, vous avez d’un côté le pouvoir et de l’autre, le peuple.
Que reprochez-vous concrètement au processus électoral en cours ?
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4 years ago
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