
Ousmane Sonko, le 25 novembre 2020 à Dakar. © Clement Tardif pour JA
Visé par une plainte pour viol, l’opposant Ousmane Sonko a refusé de se présenter à la convocation de la gendarmerie en vertu de son immunité parlementaire. Celle-ci pourrait cependant être bientôt levée à l’Assemblée nationale.
La menace se précise pour Ousmane Sonko. Notifié au cours du week-end de la plainte pour « viols et menaces de mort » déposée contre lui le 2 février dernier, l’opposant a refusé lundi matin de se rendre à la convocation des enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie.
Dans cette plainte, que Jeune Afrique a pu consulter, une femme de 20 ans nommée Adji S. accuse Ousmane Sonko d’avoir « exigé des faveurs sexuelles » à plusieurs reprises, à la fin de séances de massage pratiquées dans un « salon de beauté » dakarois. La plaignante affirme également avoir été menacée par l’opposant avec « deux armes ».
Si Ousmane Sonko reconnaît avoir fréquenté ce salon de massage en raison de « douleurs cervicales », il nie les accusations de viol et de menaces de morts proférées à son encontre. Le député convoquait dimanche soir une conférence de presse « pour apporter sa version » et se défendre. Il a alors déclaré avoir eu recours à des « massages thérapeutiques pour raisons de santé » qui justifiaient des « séances professionnelles ».
« J’accuse explicitement Macky Sall », a réagi l’opposant, jugeant que la plainte déposée contre lui serait « un complot odieux et minable », « une lâche cabale politique » orchestrée par le président sénégalais et mise en œuvre par le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye. Il a d’ailleurs affirmé disposer de « preuves » dudit complot.
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