Sénégal : « Rien de ce qui a été promis avant la campagne d’anacarde n'a été fait » (transformateurs)

SOURCE | 11 months ago


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 « Rien de ce qui a été promis avant la campagne d’anacarde n'a été fait » (transformateurs)

(Agence Ecofin) - Au Sénégal, l’anacarde fait partie des principaux produits agricoles exportés avec l’arachide, les produits halieutiques et les denrées horticoles. Si les acteurs de la filière espéraient en cette année une embellie dans la transformation, l'heure est au statu quo. 

Après l’euphorie, le dépit ? « Rien de ce qui a été promis avant la campagne d’anacarde n’a été fait », confie à l’Agence Ecofin, Elimane Dramé, président du Collège des transformateurs du Sénégal.

Le gouvernement sénégalais avait annoncé en avril dernier un ensemble de mesures visant à améliorer l’approvisionnement en matières premières des industriels et booster la transformation des noix de cajou en 2025. Celles-ci comprenaient notamment la mise à disposition d’un stock de 6000 tonnes au profit des transformateurs, l’instauration d’une taxe de 32 FCFA/kg ainsi qu’une prime de 150 FCFA pour chaque kilogramme d’amande exportée.

Un mois plus tard, les industriels continuent de ronger leurs freins.

« En fait, tous les documents sont prêts pour être signés. Ils sont au niveau du bureau du ministre du Commerce et de l'Industrie. Nous ne savons pas pourquoi cela n’a pas été encore acté », explique M. Dramé.  

En attendant la fin du statu quo, le responsable estime que l’inaction des autorités a déjà des conséquences néfastes sur le terrain. Avec la forte concurrence pour la noix dans un contexte où la récolte sénégalaise est traditionnellement plus faible, comparativement à celle d’autres pays de la sous-région (Côte d’Ivoire, Bénin, Guinée-Bissau) et l’absence d’une protection, les acteurs locaux ont des difficultés à suivre la hausse des prix.

« La campagne bat son plein. Mais aucune usine n’est capable de payer la matière première. D’abord parce qu’il n’y a pas encore de financement de la part des banques qui tardent et ensuite à cause des prix de vente de la matière première. Les prix ont grimpé la semaine dernière jusqu’à 850 FCFA avant de descendre à 750 FCFA. Avec ce niveau de prix et comparé aux tarifs des amandes, les transformateurs sont perdants », indique M. Dramé.

Cet épisode rappelle la situation de 2024 marquée par une flambée inédite des prix qui a franchi la barre des 1000 FCFA/kg dans certaines régions du pays, sur fond de recul de la production et d’une concurrence exacerbée, avec la ruée des exportateurs vers le Sénégal après des récoltes décevantes en Côte d’Ivoire.

Espoir Olodo

Lire aussi :

26/10/2024 - 2024, année difficile au Sénégal pour la transformation de cajou

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