
Le géant français des services numériques est accusé de fournir des outils d’identification et de localisation de migrants sur le sol américain, suscitant le malaise, y compris en interne. Un conseil d’administration «exceptionnel» est prévu durant le week-end.
Capgemini tente d’éteindre la polémique autour de ses contrats aux États-Unis avec la controversée police fédérale de l’immigration (ICE). Depuis le début de la semaine, le débat enfle autour du rôle du géant français des services numériques, accusé notamment de fournir des outils d’identification et de localisation de migrants sur le sol américain. Face à la montée du malaise en interne, le groupe assure ce jeudi qu’un contrat très critiqué «de recherche de personnes (skip tracing) pour les opérations de contrôle et d’expulsion» n’est «pas en cours d’exécution».
Ce contrat, signé en décembre entre Capgemini Government Solutions (CGS), une filiale détenue à 100% par Capgemini, et l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), est au cœur des débats. L’Observatoire des multinationales en a révélé l’existence le 21 janvier. Dimanche soir, France 2 allait plus loin dans son édition du 20 Heures, assurant après analyse de certains documents que Capgemini pourrait toucher jusqu’à 365 millions…
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