Tunis, Cotonou, Rabat… Quelle ville offre le meilleur accès aux services de santé ?

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Publié le 14 décembre 2025 Modifié le 15 déc. 2025 à 12h23 Lecture : 2 minutes.

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Mieux vaut tomber malade à Dar es-Salam… qu’à Tanger. C’est l’une des conclusions que l’on peut tirer des résultats de notre sondage sur l’accessibilité et la qualité des services de santé réalisé auprès des habitants des grandes métropoles africaines dans le cadre de notre Palmarès 2025 des 30 Villes africaines les plus attractives.

Un palmarès dans lequel les villes marocaines se retrouvent toutes en queue de peloton : Tanger arrive 29e sur 30, Marrakech pointe à la 26e position, Casablanca à la 25e quand Rabat fait un peu mieux, à la 16e position. Des contre-performances qui contrastent avec la réussite de la « sœur » maghrébine, Tunis, qui monte sur la troisième marche du podium, réalisant ainsi son meilleur résultat sur toute la gamme de questions posées lors de notre enquête et portant sur quatre critères clés au total (qualité de vie, infrastructures et logement, entreprises et emploi, services essentiels).

Le résultat des villes marocaines fait écho aux manifestations de la « Gen Z » intervenues au Maroc en octobre – période à laquelle le sondage a été réalisé – et au cours desquelles la question de l’accessibilité aux soins a été au cœur des revendications.

C’est en effet la mort, faute de soins, de huit femmes sur le point d’accoucher à l’hôpital Hassan II d’Agadir, ville dont le Premier ministre Aziz Akhannouch est aussi le maire, qui a été le point de départ du mouvement. Les premières manifestations se produisant le 27 septembre à Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger.

Kigali, Pretoria, Accra, Cotonou… Les grandes gagnantes

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 2022, l’Afrique compte 1,55 professionnel de santé (médecins, infirmiers et sages-femmes) pour 1 000 personnes, un chiffre inférieur au seuil de densité défini par l’organisation (4,45 pour 1 000) pour parvenir à la couverture sanitaire universelle. Au Maroc, le ratio est légèrement au-dessus de la moyenne africaine mais bien en dessous des recommandations de l’OMS, la hiérarchie des villes en fonction de leur taux reflétant très exactement celle observée dans notre classement : 1,89 à Tanger, 1,9 à Marrakech, 2,06 à Casablanca et 2,57 à Rabat.

Autre constat à mettre en avant : plusieurs métropoles d’Afrique de l’Est se distinguent dans les premières places : Kigali (1re), Dar es-Salam (2e), Mombasa (7e) et Nairobi (14e). Mais ce n’est pas vrai pour toute la région puisqu’Addis Abeba (20e), Kampala (23e) et surtout Maputo (27e) sont jugées avec sévérité par leurs habitants.

À noter que les villes sud-africaines font un joli tir groupé dans la première moitié du classement, à savoir Pretoria 4e, Le Cap 10e et Johannesburg 13e, à l’exception de Durban (22e). Enfin, alors que les villes nigérianes Lagos (18e) et Abuja (19e) sont cantonnées dans la deuxième moitié du classement, deux autres métropoles ouest-africaines sont louées pour la qualité et l’accessibilité des soins : Cotonou (5e) et Accra (6e).


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