Tunisie – Ennahdha : la mue de la dernière chance

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Rached Ghannouchi, en février 2020.

Rached Ghannouchi, en février 2020. © Nicolas Fauque

Le parti Ennahdha est tenu pour le principal responsable de la crise que traverse la Tunisie. Face aux appels pressants à la démocratisation interne lancés par ses cadres, la vieille garde semble acculée.

Ennahdha a de nouveau assuré, le 1er septembre, comprendre la colère de la rue et assumer une part de responsabilité dans la crise qui secoue la Tunisie. Ce timide mea culpa, qui vise à apaiser sa base tout autant que ses cadres, est martelé ces dernières semaines par le parti à référentiel islamique, comme pour compenser non seulement ses faux pas mais aussi la trop longue surdité de sa direction.

Jusqu’à présent, cette dernière, ouvertement critiquée depuis les élections de fin 2019 – qui ont acté son affaiblissement sur la scène nationale et l’érosion de la légendaire discipline partisane de ses ouailles –, avait constamment différé la nécessaire réforme de ses structures hiérarchiques.

« Nous sommes nombreux à avoir répété que les réformes économiques et sociales vitales n’avaient pas vu le jour, mais nous ne sommes pas parvenus à peser sur les décisions et avons perdu beaucoup de temps. Cela a enfin été reconnu après le 25 juillet, mais j’aurais préféré que le parti assume ses responsabilités spontanément, et non sous la pression de ses cadres et de la population », déplore Jamila Debbech Ksiksi, députée et membre de la Choura (conseil consultatif qui fixe la politique générale et les grandes orientations du parti), dont elle a d’ailleurs claqué la porte le 5 août lors de sa dernière réunion, après avoir plaidé en ce sens. 


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