Ned Price, porte-parole du département d’État américain. © Manuel Balce Ceneta/AP/SIPA
Critiquée par Washington, la décision présidentielle d’en finir avec le Parlement, gelé depuis le 25 juillet, pourrait isoler un peu plus le pays sur la scène internationale.
« Un retour rapide à la gouvernance constitutionnelle, y compris un Parlement élu, est essentiel à la gouvernance démocratique et garantira un soutien généralisé et durable aux réformes nécessaires pour aider l’économie tunisienne à rebondir. » La déclaration est de Ned Price, porte-parole du département d’État américain.
Formulée lors du point quotidien de la Maison-Blanche, le 31 mars, elle traduit la position de Washington quant à la dissolution, la veille, de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) décidée par le président tunisien Kaïs Saïed, et aux poursuites engagées contre les députés pour atteinte à la sûreté de l’État.
Depuis que Kaïs Saïed s’est arrogé l’essentiel des pouvoirs le 25 juillet 2021, les États Unis sont très attentifs à chaque initiative du locataire de Carthage, qu’ils invitent à chaque fois à se conformer à la voie démocratique.
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