
DÉCRYPTAGE - Nvidia, Meta, Microsoft, Google… Tous ont recouru à la technique de l’«acqui-hiring», leur permettant d’acheter des talents et des technologies sans solliciter l’aval de l’antitrust.
Il y a près d’un mois, Nvidia croquait la start-up californienne Groq pour 20 milliards de dollars. Le géant de Santa Clara mettait ainsi la main sur un concurrent en pleine ascension qui fabrique des puces baptisées « LPU » (« language processing unit »), utilisées par les grands modèles d’IA générative. En apparence, une acquisition classique. En réalité, une opération hybride alliant un accord de licence, le rachat d’actifs ainsi que l’acquisition de l’équipe dirigeante. Un moyen pour Nvidia de sécuriser l’accès à la technologie de Groq et à ses talents - parmi lesquels le fondateur, Jonathan Ross, un ancien ingénieur de Google, et son président, Sunny Madra - sans passer par la case acquisition. Ce qui lui évitait de solliciter l’aval de l’antitrust américain.
À l’image de Nvidia, les géants du secteur ont multiplié ces dernières années ce type d’opérations baptisées « acqui-hiring » (la contraction d’acquisition et du mot « hiring » en anglais qui signifie « recrutement »)…
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3 months ago
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