🎙️ Daily Podcast (FR) : NViNiO•Podcast™
ADs | ✨ Enhance your Social Media content with NViNiO•AI™ for FREE

(Agence Ecofin) - Au Kenya, le déploiement de la vaccination contre la covid-19 et le retour à la normale des activités économiques annoncent une reprise qui permettra aux clients des banques de rembourser leurs dettes. Toute chose qui est de bon augure pour le secteur.
Les banques cotées sur le Nairobi Securities Exchange, le marché financier kényan, pourront avoir une meilleure performance en 2021, après une année 2020 marquée par la pandémie de covid-19 qui a affecté l'économie du pays leader d'Afrique de l'Est. « Nous nous attendons à ce que les performances du secteur bancaire s’améliorent à moyen et long termes », ont fait savoir des analystes de Cytonn Investment, une firme d'investissement locale.
Trois principaux facteurs sont présentés comme favorables à un rebond des performances dans le secteur. Les revenus qui ont progressé de 16,1% en 2020 devraient augmenter. Ils seront portés par les besoins de financement de l’Etat, dont le déficit budgétaire qui se creuse limite la capacité à aller sur les marchés internationaux des capitaux. Aussi, il est estimé que le déploiement de la vaccination anti-covid-19 dans le monde et au Kenya ira de pair avec la relance des activités, limitant ainsi les non-remboursements de crédit.
L'autre facteur favorable à une hausse des revenus pour les banques cotées est la diversification aussi bien des activités que sur le plan organique. Au cours de l'année 2020, on a assisté à de nouvelles acquisitions par ces institutions ; ce qui permet d'élargir leurs bases des revenus. Mais aussi, la covid-19 a permis d'accroître le nombre de personnes utilisant les services de banque via le mobile ; la restauration des frais sur l’utilisation de ce service est un élément supplémentaire d'optimisme.
Enfin, la capacité des banques cotées du Kenya à prêter à l'économie est devenue plus grande depuis que la Banque centrale a réduit le niveau des fonds propres que les banques commerciales doivent mettre de côté pour couvrir les crédits accordés à l'économie. Il est à 4,25% contre 5,25% précédemment. Dans le même temps, la trésorerie des banques pourrait s'accroître à tout moment, selon le rythme de la reprise.
Dans le top 10 des pays clients des biens et services en provenance du Kenya, on retrouve les Etats-Unis où les conditions d'une reprise se mettent en place, mais aussi des pays européens comme les Pays-Bas, ou le Royaume-Uni, où les perspectives sont beaucoup plus positives. Rappelons que 2020 a été une année mitigée pour les banques du Nairobi Securities Exchange.
Les revenus d'intérêts ont connu une croissance trois fois plus rapide. Mais les banques qui restent dans l'incertitude des effets de la pandémie ont préféré accroître le niveau de provision pour risques de crédit. Pour celles qui sont cotées, 586,1 milliards de shillings (5,43 milliards $) ont été mis de côté. Si les reprises sur ces provisions arrivent en 2021, cela viendra renforcer les marges du secteur.
En attendant, le secteur n'a pas complètement abandonné les investisseurs. 6 des 10 banques cotées ont annoncé des dividendes pour un total de 18,6 milliards de shillings. Un repli de l'encours des créances douteuses ou en souffrance semble avoir encouragé les institutions qui ont décidé de récompenser leurs actionnaires.
Idriss Linge

Idriss LINGE
.png)
5 years ago

English (United States) ·
French (France) ·