L’appel aux « villes mortes » lancé par le camp d’Issa Tchiroma Bakary a plongé plusieurs régions camerounaises dans une atmosphère de peur et d’incertitude début novembre. Tracts alarmistes, transports perturbés, marchés fermés et tensions sécuritaires : récit en immersion.
À Garoua, au Cameroun, le 4 novembre 2025, après un appel du leader de l’opposition Issa Tchiroma Bakary à un confinement national de trois jours. © REUTERS/Desire Danga Essigue
Publié le 17 décembre 2025 Lecture : 4 minutes.
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L’alerte a tout pour semer la panique : un document bariolé de couleurs vives, estampillé « urgence nationale » et siglé « Révolution camerounaise », surmonté d’un drapeau du Cameroun, adopte un ton autoritaire destiné à susciter l’obéissance. Nous sommes le 1er novembre lorsqu’un proche nous transmet ce tract, largement diffusé dans le nord du pays par des individus se réclamant du camp d’Issa
Yves Plumey Bobo Journaliste à Jeune Afrique, spécialiste du Cameroun
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