
RÉCIT - Réveil allemand sur les enjeux de souveraineté numérique, mea culpa bruxellois sur sa boulimie normative en matière de technologie, regain d’optimisme chez les start-up du Vieux continent...La semaine a été riche en enseignements.
Les Finlandais ont le sens de la formule. Dans la file d’attente menant au parc des expositions d’Helsinki, accueillant mercredi 19 novembre Slush, le plus gros salon technologique d’Europe pour les start-up, l’affiche de bienvenue barrant l’entrée du bâtiment arrache des sourires, malgré le froid glacial : «Still doubt about Europe ? Go to Hel», est-il écrit, les organisateurs jouant habilement sur l’homonymie en anglais entre le mot «enfer» et le diminutif de la capitale finlandaise, «Hel». Des doutes sur l’Europe de la tech, il est permis d’en avoir après 20 années de colonisation lente du Vieux continent par les États-Unis et la Chine. Des puces électroniques jusqu’aux logiciels et applications qui font tourner nos smartphones, rien ou presque de ce que les Européens et leurs entreprises consomment sur la vaste chaîne de valeur du numérique n’est produit sur leur sol ou à partir de leurs technologies.
Il y a plus d’un an, le rapport Draghi analysait au scalpel les causes de…
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5 months ago
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