(Agence Ecofin) - De plus en plus de gouvernements africains envisagent de mieux réguler les réseaux sociaux. Ce type d’intention suscite souvent des craintes de restriction de la liberté d’expression.
En Zambie, le président Hakainde Hichilema a fait part de son inquiétude concernant l’usage des réseaux sociaux dans le pays. Selon lui, ces plateformes sont de plus en plus utilisées pour promouvoir des discours de haine et des fausses informations. Le chef de l'État a abordé le sujet durant son premier discours sur l'état de la nation, le 11 mars dernier.
« Le gouvernement ne tolérera pas l'abus des médias sociaux dans la société et appliquera les lois en vigueur pour lutter contre les discours haineux et la désinformation. Utilisons ces plateformes pour favoriser le développement de notre démocratie, de la créativité, du divertissement, des informations et des affaires, pour ne citer que quelques opportunités », a déclaré le président.
La déclaration du président a suscité quelques réactions sur les réseaux sociaux où la plupart des abonnés ont fait part de leur préoccupation. Certains craignent que cette intention de réguler les réseaux sociaux ne se transforme en une censure de la liberté d’expression.
Ces dernières années, de nombreux pays africains ont, de manière ponctuelle ou prolongée, restreint l’accès aux réseaux sociaux. Selon un rapport du spécialiste de la cybersécurité Surfshark, en 2021, 53% des cas de restriction de l’accès aux réseaux sociaux étaient localisés en Afrique.
Néanmoins, il faut nuancer ces chiffres en rappelant que les cas de censure ont baissé ces dernières années. Par ailleurs, la plupart des études assimilent le blocage d’internet à la restriction des réseaux sociaux, alors que les deux situations ne sont pas forcément similaires.
Servan Ahougnon

Servan AHOUGNON
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