(Agence Ecofin) - En pleine libéralisation de son paysage audiovisuel, le Zimbabwe se montre plus ouvert à accueillir des opérateurs de télévision payantes depuis 2 ans. Le tanzanien Azam TV avait communiqué sur son envie d’intégrer ce marché en 2021.
Au Zimbabwe, l’opérateur de télévision payante Azam TV vient de lancer ses services. C’était à la faveur d’une cérémonie d’inauguration organisée le 28 janvier dernier en présence de la ministre de l’information, Monica Mutsvangwa.
« Mon ministère se réjouit de voir votre contenu offrir plus d’options aux Zimbabwéens. Nous encourageons vivement les engagements avec les sociétés afin d'établir des synergies bénéfiques qui peuvent transformer le secteur de la radiodiffusion en une industrie de plusieurs millions $ », a-t-elle déclaré.
Azam, basé en Tanzanie, opère déjà au Kenya, en Ouganda, et au Malawi, en plus de son pays d’origine. L’opérateur avait annoncé sans réussir à le concrétiser, son projet de créer une filiale tanzanienne avant la fin de l’année 2021.
De son côté, le Zimbabwe travaille depuis plusieurs mois à libéraliser son paysage audiovisuel, fortement dominé par le service public.
S’agissant des plateformes payantes, leur marché est dominé par MultiChoice qui a subi l’éphémère concurrence de Kwese TV entre 2017 et 2019 avant que l’opérateur n’arrête ses opérations.
Azam TV, dont la notoriété commence à croître, pourrait offrir sur le marché zimbabwéen, une concurrence intéressante à MultiChoice. L’acteur tanzanien, soutenu par les fonds du milliardaire Salim Bakhresa et de son groupe éponyme, a investi dans l’amélioration de sa capacité satellite, mais également dans son contenu.
Azam TV, spécialisé dans la création de contenu local, arrive au Zimbabwe à une période cruciale pour le marché. En effet, en plus de la libéralisation de l’espace audiovisuel, le marché affiche actuellement une augmentation des créations africaines notamment à cause de la décision de groupes comme MultiChoice, de s’y investir plus souvent.
L’arrivée d’Azam peut encore booster le nombre de productions africaines disponibles sur le marché. Comme l’expliquait Bernard Azria, le fondateur du distributeur Côte Ouest Audiovisuel, dans une interview : « dans tous les pays africains où j’ai travaillé, jamais une production locale de bonne qualité n’est battue par un programme étranger ».
Servan Ahougnon
Lire aussi : 18/02/2021 - Afrique : le contenu local, l’arme ultime de MultiChoice contre Netflix

Servan AHOUGNON
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