Zuckerberg contre Zuckerberg : un avocat portant le même nom que le fondateur de Meta attaque l’entreprise

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Par Paul Vaissermann

Le 5 septembre 2025 à 16h46

Les désactivations, qui ont commencé en 2010, commencent par «le même message à chaque désactivation de compte», a raconté l’avocat aux médias américains.

Les désactivations, qui ont commencé en 2010, commencent par «le même message à chaque désactivation de compte», a raconté l’avocat aux médias américains. STR / AFP

Mark S. Zuckerberg porte plainte contre Meta, qui bloquait son compte sur Facebook en l’accusant «d’usurper l’identité d’une célébrité».

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Porter le nom d’une personnalité n’est pas toujours une partie de plaisir. Dans le cas de Mark S. Zuckerberg, avocat américain vivant dans l’Indiana, c’est même un calvaire. Le juriste, qui partage son nom avec le fondateur bien connu du géant Meta a décidé de poursuivre l’entreprise après que Facebook a fermé son compte à plusieurs reprises en l’accusant «d’usurper l’identité d’une célébrité». Une erreur qui lui a coûté cher : en huit ans, l’avocat recense cinq gels de compte, qui auraient représenté 11.000 dollars en dépenses publicitaires perdues, sans compter les perturbations pour promouvoir son activité sur la plateforme en ligne.

Les désactivations, qui ont commencé en 2010, commencent par «le même message à chaque désactivation de compte». «En règle générale, je me serais dit : “Bon, c’est que Facebook, rien de grave”, mais là ça touche mon entreprise ! Je payais de la publicité pour mon entreprise et j’essayais de trouver des clients», a-t-il confié au New York Post. «Saoulé» par le long processus de rétablissement qu’il doit entreprendre à chaque désactivation, il a saisi la Marion Superior Court ce mardi 2 septembre pour «négligence» et «rupture de contrat non conventionnelle».

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Loin des demandes de selfies ou d’autographes, son quotidien d’homonyme ne le fait plus rire. C’est «une épine dans le pied», soupire-t-il. Si son nom lui a parfois valu de bonnes tables au restaurant lors de réservations par téléphone, il lui vaut bien souvent des quiproquos et lui attire des problèmes. Lettres de plaintes, suggestions pour améliorer le réseau social ou encore appels furieux de personnes demandant de l’aide sont autant d’interpellations qu’il reçoit depuis les locaux de son entreprise, confondus avec ceux du géant Meta.

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Une réponse timide de l’entreprise face à la plainte

De son côté, le groupe américain a annoncé à la presse avoir reçu la plainte et être en train de la traiter. Un porte-parole a ajouté «savoir qu’il y a plus d’un Mark Zuckerberg dans le monde » et «être en train de démêler l’affaire». Suite à la saisie du tribunal, le géant de la tech a indiqué qu’il avait «réactivé le compte après avoir constaté qu’il avait été désactivé par erreur». «Nous apprécions la patience de M. Zuckerberg à propos de cette erreur et travaillons à l’amélioration de nos services pour éviter que l’erreur ne se reproduise à l’avenir», a-t-il précisé.

Des propos qui ne rassurent qu’à moitié le premier intéressé. «Je veux une injonction, je veux que ça ne se reproduise plus et je veux [que Mark Zuckerberg] vienne, en avion, me serrer la main pour me donner mon chèque et me dise “Je suis désolé”, mais je sais que ça n’arrivera pas», a répondu l’avocat de 49 ans aux médias. Il espère désormais surtout retrouver l’argent qu’il a investi et obtenir le remboursement des frais d’avocat avancés. Affaire à suivre.


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