
ENTRETIEN - Désormais conseiller spécial de la pépite ASML, l’ex-ministre dénonce le manque de coopération des États membres. Il plaide pour une consolidation du secteur ainsi que pour des investissements massifs afin de rivaliser avec les géants américains et asiatiques.
C’est une reconversion qui a surpris aussi bien dans la classe politique française que dans l’industrie du semi-conducteur. Après sept ans passés à la tête du ministère de l’Économie, Bruno Le Maire avait fait le choix, fin 2024, de rejoindre comme conseiller spécial la pépite néerlandaise de l’industrie, ASML, qui produit des machines de gravure permettant de fabriquer les semi-conducteurs. « Une des lignes fortes de mon action en tant que ministre, cela a été la réindustrialisation française et européenne. Or il n’y a pas de souveraineté industrielle technologique sans maîtrise du semi-conducteur », exprime auprès du Figaro Bruno Le Maire.
Depuis sept mois, l’ancien locataire de Bercy, par ailleurs professeur invité à l’université de Lausanne, a eu le temps de se familiariser avec la grammaire si complexe des puces, ces composants essentiels à la transition numérique et à l’intelligence artificielle. Et il en tire un constat alarmant pour l’Europe : « Depuis trente ans, on ne…
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