Cent-soixante-quartorze ans séparent le premier vol d'un dirigeable à Paris de l'ouverture du salon VivaTech 2026. Et pour marquer le coup et ajouter la tech à l'aérostat, cette année, la start-up française HyLight a fait voler son drone dirigeable propulsé par hydrogène dans le ciel parisien, plus précisément au-dessus des Champs-Elysées.
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Le HyLighter combine jusqu'à dix heures d'autonomie, un niveau sonore réduit et des émissions directes nulles. Pendant le salon VivaTech, il sera difficile de manquer l'appareil au-dessus de l'entrée du Hall 7, Porte de Versailles.
Zéro émission pour 350 km
Le drone dirigeable mesure 12 mètres de long et deux mètres de large. Avec une autonomie de 10 heures, il dispose d'un rayon d'action de 350 kilomètres. Il n'est pas conçu pour le transport de passagers ou de charges, mais comme plateforme de collecte de données sur les infrastructures, à une altitude située entre 20 et 30 mètres. Pour cela, il embarque des capteurs Lidar, thermiques et infrarouges, ainsi que des caméras HD. Ces capacités ont déjà été testées auprès de SNCF Réseau et d'Enedis pour analyser leurs réseaux. Sa trajectoire est configurée à l'avance et son vol programmé de manière autonome. Au sol, un télépilote peut néanmoins reprendre le contrôle à tout moment.
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Pour ce qui est de sa propulsion, le HyLighter utilise une pile à combustible à hydrogène, assistée d'une batterie tampon, qui alimente des moteurs électriques. L'appareil vole à basse altitude, entre 20 et 30 mètres et l'hydrogène est stocké sous forme gazeuse comprimée dans un ou deux réservoirs selon les missions. Le ravitaillement en hydrogène s'effectue directement dans la remorque servant à transporter l'appareil.
Une alternative décarbonée aux hélicoptères d'inspection
Avec sa propulsion décarbonée et son autonomie importante, le dirigeable peut remplacer avantageusement les hélicoptères traditionnels, plus polluants et bruyants, pour l'inspection des réseaux énergétiques et ferroviaires et également les drones, dont l'autonomie et l'emport de capteurs sont limités. C'est une bonne alternative pour les opérateurs d'infrastructures, telles que les lignes électriques haute tension, les pipelines et les réseaux de transport.
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Seulement deux ans après sa création, la start-up HyLight est parvenue à lever 3,7 millions d'euros auprès d'investisseurs. Elle prévoit maintenant d'élargir ses prestations à la surveillance des forêts et à l'analyse de l'élévation du niveau de la mer. Pas mal pour ce qui n'était à l'origine qu'un projet étudiant de l'Université de Technologie de Troyes.
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